En octobre 2015, j’ai fêté mes 30 ans avec mon poids le plus bas en quinze ans à 64 kg, soit 31 kg de moins que le jour où j’ai décidé de changer de vie.

En 2010, j’ai commencé un régime restrictif qui m’a permis de sortir rapidement de l’obésité. Mais ce régime ne m’a pas appris à bien manger ou à contrôler mon addiction au sucre. Au contraire, il m’a plongée dans la détresse de l’effet yoyo et des troubles du comportement alimentaire. Pour enfin me stabiliser et ne plus rechuter, j’ai cherché comment retrouver un équilibre alimentaire et comment gérer mes compulsions. J’ai adapté mes entraînements de sport et j’ai découvert qu’il y a des outils pour travailler sa motivation.

Je m’appelle Jaina et je vous emmène avec moi dans cette aventure en commençant par le commencement. Voici mon histoire.


Des années de mal-être

A plus de 90 kg, je n’accepte pas mon image.

J’ai toujours été grosse. Ma prise de poids a été lente et progressive tout au long de ma vie. C’est le plus insidieux d’ailleurs. On grossit doucement mais sûrement, sans que l’on ait un vrai choc du jour au lendemain. Je détestais ce que je voyais dans le miroir. Ce physique ne correspondait pas à celle que je me sentais être.

Bourrée de complexes, pendant des années j’ai refusé de me mettre en maillot de bain et d’accompagner ma famille à la plage. La mode et les trucs branchés, ce n’était pas pour moi. J’étais grosse, moche, et persuadée que rien ne pouvait m’embellir. Entre 2008 et 2009, un an de prépa concours et une dépression ont formé un combo détonnant : je me suis mangée 10 kg supplémentaires dans les dents en un an (enfin, dans les cuisses et dans le ventre surtout…).

A 24 ans, j’atteint un poids de 96 kg et une taille 46-48. Je suis au plus mal. Et pourtant je n’arrive pas à faire quelque chose de radical.

Je n’arrivais pas à me mettre au sport, je n’arrivais pas à dire non à une deuxième assiette aux repas, je n’arrivais pas à me passer de dessert. Surtout du dessert. Bref, je n’avais aucune volonté. Je n’avais aucune méthode non plus. J’avais bien compris que trop de gras et de sucré, c’était mal, et que plus il y avait de vert dans mon assiette mieux c’était, mais il était impossible pour moi de « me priver ».


J’ai enfin décidé de passer à l’action

Juillet 2010. Sur cette photo je pèse 94 kg.

En septembre 2010, j’avais perdu 4 kg mais j’avais vu les 100 kg se rapprocher de trop près. Un matin, j’ai accompagné ma mère chez un chirurgien qui devait l’aider après une opération qui lui avait laissé de grosses cicatrices. Je n’avais jamais envisagé la liposuccion. Mais pourquoi pas après tout ? Si ça pouvait me donner l’impulsion de départ qui m’échappait ? Quand je l’ai interpellé à ce sujet, le chirurgien m’a juste dit deux phrases : “la chirurgie mademoiselle, c’est un dernier recours. C’est quand on a déjà tout essayé.” Premier choc dans ma tête : finalement, qu’est-ce que j’avais essayé ?

Je n’avais jamais fait de régime, je ne faisais plus de sport. J’avais 25 ans et je n’avais pas essayé grand chose en fait.

La deuxième claque je l’ai reçue quelques jours plus tard lors d’une soirée entre filles. Contrairement à moi, mon amie Alice incarnait dans notre groupe la fille ronde qui s’assume et qui vit bien ses kilos en trop. Mais ce soir-là, elle nous a annoncé qu’elle commençait le régime Dukan. Alors qu’on s’empiffrait de crêpes au Nutella, Alice s’en tenait à ses blancs de poulet et ses surimis religieusement. J’ai été soufflée par sa volonté. Ce soir-là, j’ai vu une fenêtre d’opportunité. C’était le moment ou jamais de me raccrocher à mon amie et de croire que si elle pouvait le faire, alors moi aussi. A deux nous serions encore plus fortes. C’était le moment d’essayer un régime.


-25 kg en 8 mois avec un régime

Suivant l’exemple d’Alice, je me lance dans le régime Dukan. D’après la méthode, mon juste poids était 70 kilos. Je m’inscris par ailleurs à la salle de sport. Et oui ! Déterminée à me faire un corps de mannequin et éviter les écueils de la “peau qui pend”, je me suis rendue à la salle de muscu deux à trois fois par semaine de manière régulière et j’ai découvert les joies du cardio et de la remise en forme. Et je m’y suis tenue.

Juin 2011. Je viens de finir la phase 2 du régime Dukan et je pèse 67 kg.

8 mois plus tard, j’avais perdu 25 kg, passant de 92 kg en septembre 2010 à 67 kg en avril 2011.
D’une taille 46 à une taille 40.

Les kilos ont commencé à tomber. Ma motivation a été boostée comme jamais. J’étais dans un état d’euphorie qui m’a fait tenir ce régime restrictif pendant 8 mois sans faire un seul écart. Je me sentais de mieux en mieux. Je reprenais confiance en moi. J’étais fière de moi. Je me suis découverte une passion pour le maquillage et je me suis offerte une opération au laser pour me débarrasser de mes lunettes.


L’enfer du yoyo et des TCA

Prisonnière du yoyo et des TCA, me faire plaisir est à chaque fois un drame.

Au moment de stabiliser ce nouveau poids durement gagné, le régime a mal tourné. Je ne mangeais plus de féculents, de fruits et de gâteaux depuis des mois et maintenant il fallait doucement les réintroduire. J’étais terrifiée par l’idée de regrossir. Et si je n’arrivais pas à me contrôler ? J’ai repris deux kilos lors d’un voyage et j’ai paniquée. J’ai recommencé le régime pendant 5 moins de plus. De 69 kg, je suis descendue à 66 kg. Soit seulement 3 kg en 5 mois. Mon corps me faisait comprendre que le régime restrictif, il en avait eu assez. En tout, je n’ai mangé ni pain, ni pâtes, ni gâteaux, ni fruits pendant presque 1 an et 9 mois.

Je ne savais plus comment m’alimenter.

Je suis devenue obsédée par la nourriture et en même temps paniquée par la peur de trop manger. Mon goût pour le sucré s’est transformée en addiction au sucre totalement hors de contrôle. Une grande partie de l’année 2013, je me suis sous-alimentée. Je consommais entre 750 et 850 calories par jour à la maison. Mais dehors, dès qu’on me proposait quelque chose, pour peu que ce soit du sucré, je perdais petit à petit le contrôle et je me goinfrais. De plus en plus..

J’avais développé un trouble du comportement alimentaire.

Niveau poids, je faisais le yoyo. Je n’étais plus régulière au sport, j’étudiais la diététique mais je n’arrivais pas à la mettre en pratique. J’ai repris jusqu’à 74 kg. En 2014, je sombre dans la boulimie. Jamais, je dis bien jamais, je n’aurais pensé que j’en arriverais là. Je suis informée sur les conséquences liées à se faire vomir, je sais que ça ne fait pas maigrir. Je sais que je fais une bêtise. Mais ma vulnérabilité est à son maximum. J’en pleure à chaque fois et je déteste ma faiblesse.


-10 kg en 2 mois avec le sport

En pratiquant le sport intensif, je perds 10 kg mais je me fatigue et je ne gère toujours pas mes crises.

Au printemps 2015, je pèse 74 kg et je suis mal dans ma peau. Mais une nouvelle fenêtre d’opportunité s’ouvre. J’avais pris un rythme en vacances à l’étranger qui me rendait très productive et que je voulais garder : je me levais tôt et je me couchais tôt. Remotivée, je m’inscris dans une nouvelle salle de sport et je teste les entraînements le matin de façon intensive.

6 jours sur 7, je suis à la salle à 7h du matin pour une séance de 20 minutes d’abdos suivie de 35 minutes de cardio ou de muscu.

Je mange mieux à la maison. Je m’intéresse à l’alimentation du sportif. Je perds 10 kg en 2 mois. J’atteins mon poids le plus bas en 15 ans à 64 kg. C’est un rythme trop fatiguant mais je me sens forte. Je ne veux plus seulement peser moins lourd, je veux sculpter ma silhouette et avoir de belles formes. Mais je ne suis pas sortie d’affaire. Je suis toujours addict au sucre. J’ai toujours des crises de goinfrage et de boulimie.

Je me motive et je relâche. C’est le cycle infernal de l’effet yoyo.

En septembre 2015 je déménage. Ma période sportive s’arrête brutalement et je fais un passage chez mes parents. Je ne cuisine plus mes repas. Du jour au lendemain, on me donne une alimentation riche et à volonté. Je bataille en faisant du jogging autant que possible et en gérant mes portions. Fin octobre, je réussis à fêter mes 30 ans à 64 kg. Et puis bien sûr je reprends. 67, 68, 69, 70, 71.

Je fais du sport une semaine, puis plus rien pendant deux semaines, puis à nouveau. J’ai une vie sociale décuplée et je n’ai plus envie de contrôler mon alimentation. Mais je veux toujours retrouver mon poids d’équilibre sous les 70 kg, alors comment faire durer ma motivation ? Une chose au moins se produit : ma famille me surprend alors que je me fais vomir. Honteuse et désormais surveillée, je trouve la volonté pour ne plus recommencer. Je ne l’ai toujours pas refait depuis. Sur ce point je reprends le contrôle et j’accepte d’assumer mes excès sans chercher d’échappatoire.


Oh My Body! : mon nouveau départ

Où est-ce que j’en suis à l’heure où je crée ce blog avec ma meilleure amie ? Je suis fatiguée de lutter semaine après semaine avec l’effet yoyo et de voir des écarts de plus à moins 3 kg sur ma balance. Je suis fatiguée d’avoir encore du mal à contrôler mon goût du sucré pour ne pas transformer les excès en orgie quand je suis chez mes copines. Je suis fatiguée d’attendre toujours la perte de ces 3, 4, 5, 10 kilos supplémentaires avant de pouvoir me trouver assez jolie.

Je redéfinis mon objectif :

  • Je dois vaincre mon addiction au sucre pour préserver ma silhouette et ma santé sur le long terme.

  • Je dois sortir de l’effet yoyo et ne plus jamais être malade.

  • Ce que je veux finalement, c’est un corps le plus tonique et harmonieux possible.

Désormais mon corps est marqué par mes régimes et je risque vraiment de reprendre rapidement plus que je ne le supporterais. C’est une question d’esthétique, oui je ne le cache pas, mais aussi de santé, physique et mentale. Je me sens tellement plus en forme avec 30 kg de moins, tellement plus agile et endurante. Je ne veux pas perdre ma nouvelle confiance en moi.

Mais en matière d’esthétique, ma vision a quand même bien progressé. Il ne s’agit plus de maigrir vers un hypothétique chiffre magique sur la balance. Finalement ce chiffre, ça flatte mon égo. Ça me fait me sentir forte et dans le contrôle. Mais concrètement sur mon corps, ça donne quoi ? Autant la différence est flagrante entre 75 et 65 kg. Mais entre 67 et 64 kg ? J’ai toujours ma brioche sur le ventre et ma cellulite aux cuisses qui me donnent envie de perdre toujours plus de poids. Si je veux changer ça, ça va passer par une vraie routine sportive adaptée.

Je travaille mon mental :

  • La question la plus importante pour maigrir durablement est : comment trouver la volonté et comment la garder ?

  • Il faut comprendre ce qui nous a amenée là où nous en sommes pour pouvoir évoluer durablement.

La question de la motivation a été centrale dans tout mon parcours minceur et elle est la raison qui me pousse à écrire ce blog. Il faut atteindre le bon état d’esprit pour réussir dans la durée. Mais j’ai aussi compris que mon bonheur ne passerait pas seulement par mon physique. Je suis presque réconciliée avec mon image grâce à ma perte de poids, mais ça n’a pas radicalement changé mon rapport aux autres (et au sexe opposé…).

Je cherche ce qui marche pour moi :

Je casser le cercle. Avec tout ce que j’ai appris sur la nutrition et la forme, et en continuant d’enquêter pour pouvoir remplir ce blog de contenu qui vous aide, je vais tenter de développer ma propre routine pour vaincre définitivement l’addiction au sucre et  perdre les bourrelets qui m’empêchent de me sentir pleinement en forme.

  • Je veux apprendre à maîtriser mes pulsions pour savoir me faire plaisir sans culpabiliser et ne jamais retomber dans la boulimie.

  • Je veux trouver mon équilibre alimentaire pour avoir des menus variés et dans les bonnes quantités afin d’atteindre mon objectif et surtout le maintenir sans stress.

  • Je veux renforcer ma volonté et prendre de bonnes habitudes pour de bon.

  • Je veux connaitre les bons exercices de fitness et les bonnes pratiques sportives pour perdre ma graisse et me muscler.

  • Tout en suivant mon objectif, je veux dédramatiser mon poids pour sortir de l’obsession et voir tout ce qui fait de moi une belle personne en dehors de mon physique.

C’est ça, mon style de vie minceur et santé.

 Ça vous parait jouable ? Et si vous m’accompagniez en commençant par faire vous aussi le bilan de votre parcours ?

Jaina

Author: Jaina

Après avoir perdu plus de 25 kg en moins d'un an, j'ai dû apprendre à gérer mon addiction au sucre pour vaincre l'infernal effet yoyo. Pour cela, j'ai adopté un mode de vie low sugar. Je partage avec vous mes conseils pour une vie saine au top de votre forme !

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