Ce « bah, t’as qu’à arrêter d’être grosse » a été jeté hors de la bouche d’un autochtone croisé dans le métro de Paris ― qu’on appellera Boris ― lequel croyait aider sa copine. Pour être précise, cette réflexion a été prononcée alors que ladite copine lui exprimait son mal être et ses difficultés à perdre du poids.

V’la t’y pas que Boris, petit métro sexuel bien sous tous rapports, taille 36 fillette qui attend toujours d’être menstruée, croit donc remonter le moral de sa copine en lui conseillant d’arrêter d’être grosse. C’est vrai que si elle se trouve grosse et qu’elle arrête de l’être, elle ne se trouvera plus grosse parce qu’elle ne le sera plus.

Trop futée, le Boris !

Arrêter d’être grosse

Grosse marmotteMais bon sang mais c’est bien sûr, on y avait pas pensé dis donc ! Derrière cette réflexion, sans doute prononcée le plus sincèrement et naïvement du monde ― Boris avait l’air cool ― se cache l’immense hypocrisie de l’amincissement moderne.

Avant, au temps jadis des dinosaures de la diététique, il y avait les régimes. Indice glycémique, régimes hypo-caloriques, association d’aliments etc. Bref, autant de formules, mais un seul terme : le régime. Il fallait se restreindre, car si on avait du poids à perdre, c’était bien parce que globalement on bouffait n’importe comment. Alors oui, bien sûr, dans la grande famille des statistiques, il y avait une toute petite ligne qui comptait pour rien et qui concernait « la pathologie qui fait grossir ». Sauf que l’immense majorité concernait des personnes qui avait du mal à ne pas craquer sur la tablette de chocolat et la pizza quatre fromages. Des années de cet amour culinaire indéfectible, et paf ! On se retrouvait avec des kilos en trop. Rien à voir avec la maladie ou le traitement. Juste la réalité d’un comportement alimentaire sommes toutes, banal.

La sagesse du dinosaure

Alors en ce temps-là, pour maigrir fallait pas y aller par quatre chemins. Fallait bouffer moins et mieux.

Donc on réduisait les calories, on pesait, on ingurgitait même parfois des coupe-faim et, surtout, on avalait du vert. Et quand je dis vert, je ne veux pas parler d’un tiramisu à la pistache ou d’une glace menthe chocolat. Je veux dire : haricots verts, brocolis verts, choux vert, salade verte, épinards verts et toutes les autres merdes vertes, dont le point commun est d’être aussi fades que peu caloriques.

Et quand on entamait un régime, on annonçait tout de suite la couleur à l’entourage. C’était le début d’une période de vache maigre durant laquelle on allait se rédimer. On renonçait à certaines sorties au restaurant. On boudait le gâteau de belle-maman les dimanches, lors des repas de familles. Bref, on était à la diète et on assumait d’être à la diète parce que c’était comme ça qu’on maigrissait.

Mais ça, c’était avant

Marilyn Monroe à la plageCar après l’obscurantisme des régimes, est venu le temps de la libération. Après le corset, on s’est débarrassé du carcan du mot régime. On a littéralement arrêté de le prononcer et on nous a même fait croire qu’il était aussi inapproprié que les mots “caissière” et “redressement fiscal”. Tabou quoi. Merci le retournement de veste !

Donc, on nous a expliqué qu’en fait, ça ne servait à rien d’être au régime. Ça ne servait à rien de se restreindre, parce qu’au bout du compte, notre nature profonde de gloutonne reprenait le dessus et nous faisait tout reprendre. Et plus si affinités.

Les professionnels de ce nouveau marketing de l’amincissement ont commencé à conspuer leurs pairs (parfois, ils changeaient eux-mêmes de bord). Ils ont craché sur les théories de leurs prédécesseurs, en clamant haut et fort que les pauvres malheureux n’avaient rien compris à la diététique.

Rien ne servait de se mettre au régime, il fallait rééquilibrer son alimentation.

Du régime au rééquilibrage alimentaire

Ou comment nous faire prendre des vessies pour des lanternes en matière d’amincissement.

C’est à ce moment qu’ont émergé les héros de la diététique, ceux qui nous ont révélé qu’il n’est plus besoin de se restreindre pour maigrir. D’après eux, il suffit de rééquilibrer son alimentation et ça se fait les doigts dans le nez. Limite, on ne s’en rend pas compte, on se réveille un matin, on mange normalement mais différemment et on maigrit. Magique !

Et là, juste pour la blague, tapez sur Google le mot « maigrir » et regardez ce que le moteur de recherche vous propose comme phrase complète : « Maigrir sans effort », « maigrir en mangeant ce que je veux » « maigrir sans se fatiguer »… On est en plein dans l’ère de l’amincissement totalement décomplexée et libre.

Mais dites donc… Pourquoi personne n’y a pensé avant ? Pourquoi a-t-on mis si longtemps avant de conclure qu’il suffisait de rééquilibrer son alimentation pour maigrir, au lieu de s’affamer ?

Et d’abord, c’est quoi rééquilibrer son alimentation ?

Bon, on a tous compris, parce qu’on nous le répète assez souvent, ce n’est pas un régime. D’accord. Alors, c’est quoi ? Oui, parce que par exemple, moi, j’adore la pizza quatre fromages, j’adore les charlottes aux ananas, j’adore le champagne et j’adore le chocolat. Franchement, vous verriez ma semaine, je répartis tout ça bien comme il faut, ça me paraît hyper équilibré tout ça. Sauf que ma balance n’est pas tout à fait du même avis.

Ma conclusion : ou ma balance est débile, ou on n’est pas du tout en train de parler du même équilibre alimentaire.

Lapin qui pousse un cadisJ’ai donc sollicité le dieu Internet et j’ai trouvé quelques pistes, moult pistes, en vérité. Rééquilibrer son alimentation, c’est d’abord introduire plus de légumes verts et de fruits dans son alimentation. Il faut plus de vert que de pizza quatre fromages. Ensuite, il faut rationaliser les écarts. Bon, moi je suis un peu bête, j’ai été lire la définition de « rationaliser les écarts ». En fait, c’est le mot pompeux pour : « tu arrêtes de bouffer de la pizza et du chocolat tous les deux jours, une fois par mois, c’est bien suffisant. Et estime-toi heureuse d’en manger encore ».

On nous dit aussi que rééquilibrer son alimentation, c’est être à l’écoute de son corps. Tu arrêtes de manger quand tu n’as plus faim. Et pour savoir quand tu n’as plus faim, c’est facile parce qu’on t’explique. Au-delà de 4 cuillères à soupe de féculents le midi, plus 150 grammes de protéines par repas et 200 grammes de légumes, tu n’as plus faim. Et on te dit toujours que le soir, tu n’as pas assez faim pour manger des féculents. Si tu as quand même faim, c’est que tu t’écoutes mal.

Mais si je te dis que ce n’est pas un régime !

Panda roux qui mangeLe « gens » de la diététique, il sait mieux que toi quand tu dois avoir faim ou pas. Le matin, tu n’as pas non plus assez faim pour te taper une demi baguette avec de la confiture et du beurre. Une boisson chaude, trente grammes de céréales maigres et un fruit te combleront largement. Si… si… on a dit écoute.

On te dit aussi que quand tu rééquilibres ton alimentation, tu dois faire du sport. Ça rééquilibre sans effort ton alimentation et tu maigris sans effort. Sans effort… Je me demande s’il n’y aurait pas un peu de répétition ? Faudra que je me relise.

D’accord, à ce stade, résumons pour les deux du fond qui se bécotent. Un rééquilibrage alimentaire n’est pas un régime. Tu manges ce que tu veux en respectant les sensations de ton corps. Pour ce faire, tu ne dois pas faire trop d’écarts, ceux-là même qui t’ont conduite à grossir. Tu ne dois pas trop manger de féculents, ceux-là même que tu aimes et qui t’ont fait grossir. Ne bois pas trop d’alcool, celui-là même qui t’éclate avec tes amis et qui t’a fait grossir. Fais du sport, celui-là même que tu as toujours détesté et plus ou moins fui. Tu as le droit de tout manger, mais en petites quantités. Pas de tabous, une grande liberté, mais délimitée en quantité.

D’accord.

Sinon, on ne se foutrait pas un peu de notre gueule ?

Parce qu’avec ce principe, c’est un peu comme si on nous disait :

Alors tu es totalement libre de circuler où bon te semble dans ce magnifique château. Ah non, en fait, tu ne peux pas aller dans le jardin. La piscine ? Tu ne peux l’utiliser que le dimanche de 23h42 à 23h44, uniquement les soirs de pleine lune. La télé ? Pas de problème, mais elle ne s’allume que les jours d’éclipse solaire. Ah, attention dans le couloir, tu ne peux circuler qu’en te tapant le cul par terre et tu n’as le droit d’utiliser les toilettes qu’en t’asseyant sur une fesse. Tu vas voir, tu vas t’éclater dans ce magnifique château !

Quand on a des problèmes de poids, et si on met de côté les pathologies ou traitements lourds, c’est qu’à un moment, l’absorption de calories est trop importante par rapport à nos besoins physiques et notre métabolisme. Le corps ainsi suralimenté grossit. Si on l’a déjà spontanément trouvé, cet équilibre entre les calories qu’on avale et ce que notre métabolisme propre consomme, alors par définition, on n’a pas de problème de poids.

Donc quand on veut mincir, il n’y a pas de secret, il faut qu’on passe d’une consommation calorique trop importante par rapport à nos besoins à une consommation plus adaptée avec ce dernier. C’est aussi simple que ça. Et c’est aussi horriblement dur que ça.

Bref, arrête d’être grosse.

Hamster à grosses jouesJe trouve ce glissement terminologique entre les mots régime et rééquilibrage alimentaire dangereusement hypocrite. Si on basait ce glissement sur le fait de privilégier la psychologie et le rapport à la nourriture, plutôt que simplement le nombre de calories, cela serait un grand progrès. Mais ça n’est pas le cas. On se retrouve face à certains professionnels de l’amincissement qui vous font croire que maigrir et corriger vos mauvaises habitudes, c’est facile et sans contrainte. Il faut juste la méthode. Il suffit de rééquilibrer ce que vous mangez. Sans effort. Levez-vous un matin, et dites-vous simplement : arrête d’être grosse.

Sauf que tout ça, c’est une bien belle connerie !

Car aller à l’encontre de ses habitudes alimentaires, ce n’est pas facile. Ce n’est jamais facile. Et on aura beau vous faire croire à la magie du rééquilibrage alimentaire, à un moment, si vous voulez maigrir, il faudra contraindre vos habitudes. Changer votre alimentation pour des choses que vous aimez moins (et oui, sinon vous les consommeriez davantage !). Réduire certaines consommations. Il faudra vous raisonner et vaincre vos pulsions. C’est dur. On en bave. Et c’est important de le dire. Parce qu’on a besoin que nos efforts soient reconnus à leur juste valeur pour éviter qu’un abruti de Boris nous balance «  bah, arrête d’être grosse ».

Mincir, ça n’a rien de facile.

Quand on considère qu’on a du poids à perdre et qu’on se trouve dans une optique de perte de poids, ce n’est jamais une décision simple et facile. Jamais. Si la question du poids était simple, on ne serait pas là à se dire : « faut que je perde du poids ». Et je trouve le discours actuel du « rééquilibrage alimentaire qui vous fait maigrir sans frustration, ni effort » extraordinairement hypocrite. Parce que du coup, quand on n’y arrive pas, on culpabilise encore plus. C’est vrai, c’est qu’un rééquilibrage alimentaire et en plus je ne suis pas censée être frustrée, alors c’est quoi mon problème ? Pourquoi je n’y arrive pas ?

Donc, je voudrais juste remettre les choses un peu à leur place (vu que je n’ai pas pu extraire les rotules de Boris en passant par ses amygdales) concernant ces nouveaux prédicateurs de l’amincissement sans contrainte, sans effort et sans frustration.

Un hamster qui se balance
Peace, love, cupcakes et pissenlits.

Voici mes 5 vérités pour tous les diététiciens

  1. C’est dur. Si on juge qu’on a des kilos à perdre, c’est qu’on s’est rendu compte qu’on n’arrivait pas à gérer ses excès alimentaires, petits ou grands. Si c’était facile de dire non au carré de chocolat, on n’aurait pas grossi.

  2. Il y a de la restriction. Arrêtez de nous dire qu’il suffit de rééquilibrer notre alimentation pour maigrir, quand le rééquilibrage implique de se restreindre. Et oui, on va se restreindre parce que si on mangeait déjà parfaitement équilibré, on n’éprouverait pas la sensation d’avoir des kilos à perdre. Stop l’hypocrisie.

  3. Donc de la frustration. Arrêtez de nous prendre pour des imbéciles. Maigrir sans frustration ? Ben oui, donc je mange mes sucreries quand je veux. Ah non, en fait, ce n’est pas quand je veux. Donc, ne dites pas que je ne serais pas frustrée.

  4. Reconnaissez que c’est dur. Dites-nous : oui, vous serez parfois frustrée, mais on va faire en sorte que vous le soyez le moins possible et on va vous aider à la gérer. On reconnaît vos habitudes alimentaires et votre psychologie et on vous aide à les gérer de façon la moins traumatisante.

  5. Soyez empathiques. Arrêtez de penser que pour maigrir, il suffit de bouffer du vert. Quand on se plonge dans l’alimentation d’une personne, on touche au comportement alimentaire, donc à la psychologie, au rapport à la nourriture. Personne n’a à juger ce qu’on a dans la tête. C’est notre histoire, nos blessures, nos guerres. Et personne n’a le droit de les évacuer d’un simple «  alors c’est facile, vous mangez plus équilibré et vous faites du sport. Mais attention hein, ce n’est pas un régime. »

N’oubliez jamais les filles, peu importe nos parcours, nous sommes des guerrières et nous pouvons l’être dans chacun des aspects de notre vie !

Léodagan, ce grand sage.

 

Author: Lucie

Pas facile d'assumer des rondeurs quand on a toujours fait un 36... et surtout quand sa prise de poids a été rapide et forcée par un traitement médical. Et si son corps avait la capacité de se réguler de lui-même quand on lui donne le bon carburant ? Lucie est l'auteur de notre slogan "mincir en se faisant du bien" auquel elle croit à 100% !

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7 thoughts on “Bah, t’as qu’à arrêter d’être grosse !

  1. Putain mais cet article est juste genial ! Bravo. Je n’ai pas les mots tellement je suis soufflée, de la vérité à l’état pur MERCI!

    Posted on 21 décembre 2016 at 11:12
    1. Oh je suis vraiment très très contente ! Ce sont des sujets qui nous pèsent tellement qu’à un moment c’est bien d’arrêter la langue de bois … Parce que zut à la fin 🙂

      Posted on 21 décembre 2016 at 6:15
  2. Très bon article! Je suis bien d’accord avec toi sur le fait que se confronter à un rééquilibrage alimentaire et aussi difficile que de faire régime! Et l’aspect psychologique de notre lien à l’alimentation n’est absolument pas pris en compte par les nutritionnistes, c’est aberrant! Alors qu’en traitant le “pourquoi je mange autant” on aurait de bien meilleurs résultats en terme de perte de poids!

    D’ailleurs il y a quelque chose que je ne comprends pas… une personne anorexique on va dire qu’elle a des problèmes psychologiques et l’orienter vers un psy alors qu’une personne obèse on l’oriente vers une diététicienne… cela n’a aucun sens! Dans les deux cas il y a un trouble psychologique!

    Personnellement, quand je ne me sens pas bien je mange du chocolat et je suis loin d’être la seule à changer mes habitues alimentaire en cas de stress/déprime/fatigue, comme quoi nos habitudes alimentaires sont liées à notre état d’esprit!

    Donc au lieu de se dire “est-ce que c’est bien ou mal de manger ce carré de chocolat”, posons nous la question de “pourquoi j’ai envie de ce carré de chocolat”!

    Posted on 21 décembre 2016 at 5:47
    1. Je suis tellement d’accord. Dans le cas de l’anorexie on va immédiatement faire une prise en charge psychologique, considérant l’anorexie comme le symptôme d’un dysfonctionnement psychologique. Alors que lorsqu’une personne est obèse, on considère qu’elle ne sait juste pas manger et qu’elle ne fait pas d’effort. “oh ben c’est pas bien de grignoter tout le temps madame et de manger trop de chocolat” Sans blague, le chocolat c’est pas un légume ?
      Le surpoids est aussi le symptôme d’un déséquilibre émotionnel, peu importe lequel. Ce que nous choisissons d’ingérer en quantité et en aliments a toujours un lien avec notre psychisme. Donc si on est dans le déséquilibre, ou trop maigre ou bien trop gros, il faut arrêter de dire ” ben mangez des légumes et faites du sport”. Sérieux y’a encore des nutritionnistes qui nous la sortent celle-là comme si dis donc on s’était jamais dit qu’en mangeant des légumes au lieu de spaghettis à la bolognaise on mincirait… Ils nous infantilisent beaucoup je trouve “non mais je vais vous expliquer comment manger moins” mais ce n’est pas ce qu’on leur demande. On sait bien que des haricots verts sont moins caloriques que des pâtes, à un moment il faut se rappeler qu’on s’adresse à des adultes …

      Posted on 21 décembre 2016 at 6:24
  3. J’adore ton style d’écriture, super vivant !

    Après en ce qui concerne le fond, je suis tout à fait d’accord. Ma mère a tenté la chrononutrition (je suppose que tu connais) et a adoré, le soir elle mange pas toujours parce qu’elle n’en ressent pas le besoin. Alors que personnellement quand j’ai voulu essayer j’ai trouvé ça super privatif (j’avais pas de poids à perdre, juste apprendre à mieux manger) : comme tu disais, on te dis rééquilibrage alimentaire mais y’a quand même de la privation…

    Après parfois faut ce qu’il faut… Mais je pense que le plus important est d’être bien dans son corps, et parfois ça implique des privations et des efforts 🙂 Mais comme tu dis, certaines personnes manquent d’empathie là dessus…

    Posted on 22 décembre 2016 at 1:27
  4. Oh merci beaucoup pour le compliment sur mon style d’écriture, pour un écrivain c’est le genre de compliment qui touche profondément 🙂

    Et je suis exactement d’accord avec toi, on ne dit pas qu’on est pas prête à faire des efforts mais juste qu’on reconnaisse que ce n’est jamais anodin. Ce n’est pas simplement de réécouter les sensations de ton corps et manger quand tu as faim. Bien sûr c’est évidemment l’une des clés d’un rééquilibrage mais c’est surtout une rééducation d’un comportement alimentaire et ça c’est propre à chacun. Ça renvoie à son histoire personnelle et à son rapport à la nourriture. Et comme tu le dis très justement, une méthode peut convenir à une personne et pas du tout à une autre. Et une personne peut y arriver un moment et complètement échouer à d’autres…

    Posted on 22 décembre 2016 at 10:41